Archives de Catégorie: Georgie

Georgie

Par défaut

C’est le 8 mars dernier que nous sommes entres en Georgie. Des aurevoirs a Hopa (ville frontiere) avec les copains suisses, un dernier the turc offert sur la route, puis nous franchissons une nouvelle frontiere apres 2 mois 1/2 en Turquie…

Sur la petite route qui longe la mer Noire jusqu’a Batumi, nous profitons d’un beau spectacle que nous offrent plusieurs bans de dauphins, en arriere plan le caucase enneige que nous approchons un peu plus a chaque coup de pedale… Quelques kilometres avant d’entrer a Batumi, une voiture de police arrete Anne-Laure pour lui offrir un bouquet de fleurs. On prefere toujours l’uniforme dans ces termes!

Batumi: les contrastes avec la Turquie sont marques… Les moustaches et les voiles disparaissent, les debits d’alcool sont nombreux… Ici ca picole sec, et on apprend vite qu’en Georgie  toutes les occasions sont bonnes pour se bruler le gosier!

Cote batisses, on decouvre les vieux immeubles sovietiques en delabrement ou s’empilent les familles. L’anarchie des rajouts balcons-verandas repeints selon le gout de chaque habitant egaye presque le glauque de ces cites. Evidemment, l’hypercentre a l’apparence plus soignee: un style flambant renove plutot russe (nous semble-t-il) ou a la mode du clinquant des annees 80! On apprecie l’ambiance de la ville calme au front de mer agreable. Nous y restons quelques jours heberges par une gentille famille ukrainienne.

Au consulat d’Azerbaidjan, on obtient facilement nos visas azeris d’un vice consule francophone et francophile sympathique. On negocie les delais d’obtention et quelques 36 heures plus tard, documents en poche, nous voila fixes, nous entrerons le 29mars.

Les routes sont parfois etroites et les lignes blanches n’ont rien de notre ringarde “ interdiction absolue de doubler” ! Ces ladas qui nous frolent, un petit soucis de sante et le compte a rebours du visa azeri ayant commence, nous optons pour un bout de chemin en train. Apres avoir visite Kutaisi et ses fameux monasteres, nous rejoignons Tiblissi. Nous y sommes heberges chez Andro, et c’est l’ocasion de plusieurs soirees d echanges et de rencontres avec jeunes Georgiens et voyageurs…

De Tiblissi, nous partons decouvrir le site de Vardzia a la frontiere armenienne, une vieille cite troglodyte, de vieilles forteresses, des monasteres, et des bains thermaux… dont les batiments a moitie ecroules aux pieds d’une montagne nous ont tout autant surpris qu’on s’y est amuses!

Dans ce coin paume, on s’offre le luxe de 2 journees chez l’habitant en pension complete, on apprecie les tablees avec Thomass et Tina nos hotes, nos papilles s’en rappellent encore!

De Tiblissi, nous reprenons ensuite la route avec JP, un autre cyclo francais, direction la vallee de David Gareja. La route aux montagnes pelees est aussi somptueuse que les indications y sont tout simplement inexistantes… Apres une journee ventue comme jamais nous n’avions encore connue, dans l’impossibilite de monter un campement dans cette immensite desertique, nous voila accueillis par quelques bergers pour une nuit dans une petite cabane. Nos hotes sont azeris et nous y passons un bon repas a echanger, on grouille mieux le turc que le georgien, c’est certain!

A cette escapade magnifique, on ne peut omettre un gros point negatif: de bonnes frayeurs avec les chiens qui accompagnent les troupeaux de montagne. D’enormes betes effrayantes, aux yeux injectes de sang, aux crocs bien aceres, que seuls les bergers controlent- a peine- a coups de grands batons et de pierres…

Nous poursuivons notre route direction Lagodekhi et quittons JP qui rejoint de son cote l’Armenie. Apres une bonne centaine de kilometres a travers ces belles montagnes, avant gout de l’Asie Centrale, nous retrouvons des villages, toujours bien gris au relent d’un passe sovietique lourd,  mais egayes par les fruitiers en fleurs et les petites echoppes colorees des bords de route…

Arrives a Lagodekhi, il nous faut quitter le pays. Un petit gout de “pas assez” quant aux montagnes du Nord que nous n’avons pas pu silloner en cette saison…

Nous n’oublierons pas ce petit pays, ou les claquements de doigts sur les joues sont chaleureux et signifient qu’il est l’heure du vin ou de la vodka… Mais rassurez-vous, on roule encore droit!

La preuve: nous voila en Azerbaidjan  depuis 10 jours et a Baku, au bord de la Caspienne depuis le 4 avril.  Nous sommes dans les preparatifs de notre traversee de l’Asie Centrale, on ne chome pas dans la cite petroliere… A tres vite chers amis!

Publicités